Comment l’IA générative transforme le travail en agence ?
L’une des forces d’une agence de communication réside dans sa capacité à travailler en équipe. Peu importe le projet, il est généralement nécessaire de réfléchir, concevoir et produire à plusieurs, chacun apportant son expertise sur le sujet. Mais l’IA Générative vient bouleverser ce fonctionnement, en offrant désormais la possibilité de travailler sur la plupart de ces étapes en co-construction... mais seul. En effet, il est maintenant possible de brainstormer avec ChatGPT, synthétiser les idées avec l’IA de Notion puis les maquetter avec Midjourney ou Runway. Grâce à cette main d’œuvre artificielle supplémentaire, les agences peuvent absorber davantage de projets (en monopolisant moins longtemps les équipes), creuser plus profondément certaines idées (en poussant la recherche et la création) et automatiser certaines tâches redondantes pour gagner du temps. Chez Castor & Pollux, l’IA nous a tellement inspiré que nous avons développé Matcha, un outil capable de les réunir toutes au même endroit, afin de les faire communiquer et travailler ensemble. En découle un usage encore plus pratique, plus rapide mais aussi plus sécurisé car hébergé en interne afin d’éviter la diffusion de données confidentielles.
Les risques induits par ces nouveaux outils ?
Outre les failles de confidentialités des données, cette révolution technologique n’est pas sans danger pour une agence :
Homogénéisation créative : Une autre force clé d’une agence réside dans sa créativité, sa capacité à proposer des concepts originaux et singuliers. Or la standardisation de l’utilisation des IA génératives peut entrainer une homogénéisation des idées ou des rendus. Comme si toutes les agences embauchaient simultanément le même CR ou DA.
Confiance aveuglée : Aussi impressionnante soit-elle, l’IA nécessite toujours un contrôle humain. En reposant sur des associations d’idées, ces rendus ne sont pas constamment pertinents ou vérifiés. Et surtout, elle n’apporte aucun esprit critique ou regard subjectif, et ira toujours dans votre sens. Difficile de juger ainsi la pertinence des idées.
Perte d’authenticité : Paradoxalement à la popularité croissante des intelligences artificielles, l’une des tendances de ces dernières années est l’authenticité. En social media, on préfèrera un contenu humain, sincère et singulier à une création lisse et hyper léchée. Difficile donc de s’ancrer dans cette tendance avec des contenus artificiels. Preuve en est, le rétropédalage de Meta qui ferme ses profils générés par IA suite à la colère des utilisateurs.
Comment les agences sociales parviennent-elles à se différencier face à des annonceurs tentés par des solutions internes ou des outils automatisés, et à démontrer leur valeur stratégique au-delà de la simple production ?
Il est rare d’aller chercher une agence de communication uniquement pour de l’exécution de production. Certes, aujourd’hui réaliser un visuel ou écrire un wording est à la portée de tous (et encore, il est plus compliqué et long qu’on ne le pense d’obtenir exactement le rendu souhaité avec des IA), mais au-delà de produire des contenus, si un annonceur fait appel à une agence c’est aussi pour intervenir en amont et en aval afin de réfléchir et concevoir des stratégies efficaces en fonction de la cible, du contexte et des objectifs.Ces capacités d’intuition, voire d’instinct ne sont pas reproductibles par une IA, car elles relèvent du vécu et des émotions d’une personne. Là où l’IA accélère les processus, l’agence continue et continuera d’apporter de la profondeur, de l’humain et cette capacité unique à raconter des histoires qui résonnent avec les audiences.


